Je rentre du club vers deux heures du matin, les cheveux encore collés de laque, la peau qui sent la sueur et le talc de la barre. Je pose mon sac, j’enlève mes talons, et je m’étire contre le mur du couloir. Mes jambes sont lourdes, mes cuisses brûlent un peu, mais mon corps il demande que ça : qu’on s’occupe de lui. Alors je me douche vite, je mets un de mes vieux tee-shirts, et je m’allonge sur mon lit, le téléphone posé sur le ventre. C’est là que je commence à penser à toi. À ta voix. À ce que tu vas me dire. La baise au tel, pour moi, commence allongée.
Tu sais, quand je danse, je suis toute en souplesse. Je fais le grand écart contre la barre, je monte, je redescends lentement, les cuisses serrées. Au téléphone, je te raconte exactement ce que je fais. Je te dis : « là je suis sur le dos, j’ai les genoux écartés, je passe ma main entre mes cuisses ». Et je le fais pour de vrai. J’aime entendre ta respiration changer. J’aime quand tu me demandes de décrire ma chatte, comment elle est mouillée, comment mes doigts glissent. Je te réponds sans filtre. Je te dis que je suis trempée, que j’ai envie de sentir ta queue au fond de ma gorge, que je veux te sucer lentement en te regardant. Parfois je me mets à genoux sur le lit, le cul en l’air, et je te raconte que je me penche, que je m’ouvre, que j’attends que tu me prennes. Tu peux me parler mal. J’adore ça. Dis-moi que je suis une sale petite chienne, que tu vas me faire jouir jusqu’à ce que je supplie. Je gémis, je te dis « encore », je te dis « plus fort ». Et quand je jouis, je te le dis. Je te dis que je mouille, que ça coule le long de mes doigts, que je viens de jouir pour toi.
Ceux qui me rappellent souvent, ils savent. Ils savent que Jade, elle aime les compliments, mais qu’après, il faut y aller franchement. Ils savent que je change de position toutes les cinq minutes, que je ris, que je respire fort. Alors si tu cherches Jade, tu sais où me trouver. Mais c’est moi qui décroche, et c’est moi qui te parle. Pas une autre. Safia, au tel rose black, prend son temps ; moi, je bouge. Et si c’est une femme que tu veux faire jouir, Lisa tient le tel rose lesbienne.