Béatrice, quarante-cinq ans, rousse généreuse, ma voix entre tes jambes

Beatrice, 45 ans

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Publiée le · mise à jour le

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J’ai passé des années devant ma webcam, sur Skype, à faire monter des hommes que je ne voyais qu’en petites fenêtres. J’aimais ça, hein. Me déshabiller lentement, me pencher, écarter, entendre leur respiration s’accélérer dans le casque. Je les regardais se branler pour moi, la queue à la main, le regard fixe. Mais à la fin, ils regardaient une image. Ils oubliaient mes mots. Tu sais ce que j’ai compris ? Une image, ça se consomme, ça se compare, ça se ferme. Une voix, ça te rentre dans le crâne et ça ne te lâche plus. C’est tout le secret de la baise au tel.

Alors j’ai tout débranché. La caméra, le halo lumineux, les faux décors. Il me reste la voix. Et la voix, mon chéri, c’est bien plus cochon que le regard. Véronique, au tel rose mature, en sait quelque chose.

Maintenant, quand tu m’appelles, je suis dans ma cuisine normande, la pluie contre la fenêtre, et je prends le temps. Je suis rousse, tu peux me croire, des cheveux que j’attache en désordre, une poitrine lourde qui tombe un peu quand je me penche, des hanches faites pour qu’on s’y accroche. Je porte un vieux peignoir de satin bordeaux qui glisse toujours de la même épaule. Tu ne me vois pas. Et pourtant, tu vas me voir.

Je vais te raconter exactement où sont mes doigts. Je commence par le haut, la clavicule, le creux du cou, et je descends en parlant. Je te dis quand mon téton durcit, quand ma main passe dessous le satin et que je le pince, quand je gémis pour de vrai dans le combiné. J’entends ta queue durcir à l’autre bout, je le sens à ta respiration, à ta façon de te taire. Alors je te guide, toi aussi. Je te dis de la prendre, de la serrer, de ralentir quand ça monte trop vite. Je te dis les mots que tu n’oses demander à personne : ma chatte, ta queue, me sucer, me mouiller, jouir. Je les dis avec ma voix de femme de quarante-cinq ans, une voix un peu rauque, maternelle le matin, cochonne le soir.

Parce que c’est ça, ce que je fais. Je te tiens par les couilles et par l’oreille en même temps. Je te raconte ce que je m’enfonce, à quel rythme, et je t’oblige à suivre. Quand tu es prêt à exploser, je te le dis clairement, je te donne la permission, et je jouis en même temps que toi, sans tricher. Après, je reste. Ma voix, elle, ne se ferme pas d’un clic. Si tu préfères une femme de mon âge qui aime qu’on prenne les devants, Stéphanie, 47 ans, est faite pour toi.

Pour jouer avec Beatrice, le numéro est juste en dessous. Pas d'inscription.

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