Je t’apprends à tenir ta queue jusqu’à ce que je dise oui

Clara, 41 ans

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branle au telephone

Quand tu appelles, la première chose que je te dis c’est : « Tu es où, là ? » Et j’attends. Pas de « salut ça va », pas de bavardage. Je veux savoir si tu es assis, allongé, si ta porte est fermée, si tu as déjà la main dessus ou pas encore. Tu réponds, tu respires, et à partir de ce moment-là c’est moi qui décide.

Je suis infirmière de bloc. Toute la journée je compte, je compte les compresses, les instruments, les minutes d’occlusion. Le soir je compte autre chose. Je compte tes respirations, je compte les secondes entre ce que je t’autorise et ce que tu voudrais. La précision, je ne sais faire que ça. Si tu préfères être le client à qui on obéit, Sonia joue la pute au tel sans aucune pudeur.

Tu vas poser ta main. Pas tout de suite, quand je le dis. D’abord tu me racontes où tu en es, si tu es déjà bandé, si ça tire, si tu mouilles un peu au bout. Et moi j’écoute, la voix posée, presque froide, comme quand j’annonce un garrot à un collègue. « Sers toi. Lentement. Tu remontes du talon jusqu’au gland, tu serres juste sous la couronne, tu t’arrêtes. » Tu t’arrêtes. Tu grognes, tu me dis que c’est dur, je te réponds : « Je sais. C’est moi qui ai les commandes, pas ta main. »

Je te fais monter par paliers. Cinq coups, pause. Dix coups, tu lâches, tu respires par le nez. Si je t’entends t’accélérer, je te reprends : « Doucement. Tu n’as pas le droit de jouir avant que je te le dise. » Et tu obéis, parce qu’au fond c’est ça que tu viens chercher, une voix qui tient le rythme à ta place, ce que peu de lignes de baise au téléphone savent faire. Tu me parles de ma chatte, tu me demandes si elle est mouillée, et je te réponds franchement : oui, elle l’est, parce que t’entendre obéir ça me fait de l’effet. Je te dis comment je me touche pendant que tu me parles, deux doigts, sans me presser, exactement comme je te fais faire. Tu voudrais sucer, tu voudrais être là, moi je te dis : « Pas question. Ta queue, ta main, et tu m’écoutes. »

Et quand je sens ta voix se casser, quand tu me supplies, là je te donne le feu vert. « Maintenant. Plus vite. Tu serres. Tu jouis pour moi. » Je t’entends lâcher, je te laisse finir, je te dis de rester une seconde sans bouger. Après je te parle doucement, je te fais décrocher proprement, comme je referme un bloc. Tu me rappelles quand tu en as besoin. Et si tu n’as que dix minutes, Sylvie, kiné entre deux patients, fait du tel rose rapide sans rien bâcler.

Le numéro de Clara se compose depuis ton téléphone, rien à créer.

Sans détour

Toutes nos hôtesses pour une baise au tel